Durant de longs mois je me suis régulièrement rendue à la mairie de Saint-Ouen afin de me plonger dans la lecture des délibérations des conseils municipaux d’antan. J’ai eu l’idée d’en faire découvrir certaines au public en les publiant dans un ouvrage intitulé « Saint-Ouen au fil de son conseil municipal », un des derniers à avoir été imprimé aux PUF.
Jamais je n’avais compulsé de procès-verbal de Conseil Municipal s’étant tenu à Vendôme.
Le contexte actuel m’a poussée à vouloir découvrir celui qui s’est tenu le 21 mars 2008 pour l’installation de la nouvelle mandature après la courte victoire (213 voix de différence entre les deux listes) de Daniel Chanet et consorts.
Ce jour-là j’étais présente dans le public. Si je me souvenais du déroulement de cette séance, je n’avais plus en tête les termes employés par les intervenants. Eh bien, je n’invite aucun curieux à lire un tel texte : insipide, truffé de fautes de syntaxe. Pourquoi ne pas suggérer aux secrétaires de séances quelques rafraichissements (pour certains) ou quelque apprentissage (pour d’autres) des règles élémentaires de grammaire et d’orthographe. Quant à la rhétorique, elle est inexistante. Les quatre phases essentielles des discours oratoires (que nous devrions retrouver dans le compte-rendu intégral) n’y figurent pas :
Intervention des recherches et arguments,
Disposition ou mise en ordre des arguments,
Elocution ou travail de style,
Action ou art de prononcer un discours.
Certes il me sera tenu d’être subjective lorsque j’affirme que le seul, en cette séance d’installation de mandature capable de respecter les règles de cette fameuse rhétorique (qui est, ne l’oublions pas, l’art de persuader par le discours), fut Pascal Brindeau.
Je retiens également de cette lecture que certaines promesses retranscrites ne sont toujours pas tenues.
L’élection d’Alia Hammoudi a contraint les membres du conseil municipal à siéger dans un autre lieu que celui, prestigieux, de la Porte Saint-Georges.
Dans son exposé liminaire, Daniel Chanet dit, je cite « j’espère de tout cœur que nous pourrons trouver les bonnes solutions sur le plan technique de perpétuer l’histoire locale sur la tenue du Conseil municipal dans cette salle de la Porte Saint-Georges ».
Qu’en est-il de cette espérance 33 mois après cette belle envolée oratoire ?
Après avoir été élu (conformément aux dispositions prévues par les articles L. 2122-4 et L. 2122-7 du Code Général des Collectivités Territoriales) premier édile de notre cité, Daniel Chanet déclare : « Notre responsabilité est de ne pas promettre plus qu’il ne pourra être fait » !
Ses colistiers l’ont-ils tous entendu, écouté ? Ils doivent être frappés d’amnésie…
Cette liste n’est pas exhaustive, hélas ! Je ne vous abreuverai pas plus avant de tout ce que j’ai lu.
Après analyse de ce texte, après avoir observé les 33 mois de mandature Daniel Chanet puis de Catherine Lockhart devenue Tsarine de Vendôme, je titrerai quelques articles dans une série intitulée : « Qu’ont-ils fait de ma ville ? »
Auteur de l’article : Claudine HORTAL
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